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12/03/2007

Mon Ange

Il y a bien longtemps que j’attends ce soleil. Ce bleu printanier. Cette odeur de jasmin dans les parcs. Les bruits légers des pas sur l’herbe verte. L’attention des oiseaux, la douceur d’un matin rêveur. Les apéritifs autour d’un baume de Venise… Auréole de douceur.
J’ai besoin de sentir cette sève montée.
Je ne dors plus
Je ne réponds plus au téléphone
Je n’ai plus de répondeur
Je ne travaille que pour fuir cette ville.
Je ne travaille que pour partir. Sac à dos. Œil dans le monde. Œil vagabond. Œil surpris. Œil attentif. Ne rien céder au hasard. Le capturer. L’offrir au monde.

Besoin de littérature.

Besoin de mots. De soupirs lointains.

De pages défaites au vent... De joies exactes. De minute posée ici ou là à dire et redire le monde...

Bientôt. Le mois de mai. Bientôt. Les arbres vont renaître. Danses. Etourdissements. Jeux de sable. Marelle.
Bientôt les ivresses. Les beautés partagées. Les rires à gorges déployés.
Bientôt
Je suis une fille de Mai…

Commentaires

AILLEURS N'EST QUE FUITE

La sève monte dans les filles de Mai
Sous l'amertume sourd le reflet du cristal
Encore un tour de manège
L'instant s'y prête toujours
A merveille
Le souffle luit dans les cheveux du feu
Enlaçant les contours sans dimension
De fragrances d'aubépine nucléaire
Les devantures des échoppes se déparent
Des étoffes exogènes
La brise marque de son empreinte
Les manteaux d'oxygène
Dans la chaleur émoussée brille
Un cardinal au vitriol langoureux
Un sourire s'échappe d'une anfractuosité
Pendant qu'un univers liquide se déploie
La terre molle se laisse caresser
Par l'étrave rugueuse d'un océan
De diamants pourpres
Le baromètre frôle les basses pressions
Pendant que Thermos augmente le volume
Du silence
Un doigt d'incendie s'amuse
Sur les pitons qui surplombent
Le désert de tous les rivages
Des folies aquatiques s'émancipent
Sous la béance liquoreuse
Dans le miel des volcans s'ébauche
La langue des tsunamis ravageurs
La lande vibre au gré des fractales
Le son grandit en intensidé fusion froide
Les marées de sucre se dilatent
Les vérandas deviennent préaux
Des fonderies stratosphériques
Coule le nectar
En ruisselantes caresses
Les charpentes artificielles se répandent
S'élève un nuage de braise
Qui illumine d'une vapeur sauvage
Les chaînes sans fin et sans détour
Qui délurent le plaisir sans objet
Prélude cataclysmique à l'arôme de joie
Invasion intérieure portée par un raz-de-marée solitaire
Et brûlant
La nature à l'oeuvre
Au milieu des combats

Respire

Bientôt vient toujours trop tard

"si tu ne trouves pas la vérité là où tu es, où comptes-tu la trouver" (Maître Dôgen)

Ecrit par : gmc | 13/03/2007