20/06/2007
Ce bar...
Air de jazz. Latin. Nuit orangée, soleil couchant. Il fallait ce pas. Ce geste anodin. Un verre offert. Pris. Tendu. Il fallait cette chemise entrouverte. La vôtre. Regard moqueur. Etrangeté de l'ailleurs. Fenêtre sur le monde. Dans ce bar de Calcutta. Accélération du cœur. Danse. Sentence du parquet. Un flou sur cet air. Etait-ce cette tequila ? Succession. Cadence. Tournoiement des plaisirs. Attitudes nocturnes. Sucrées. Sans doute. Il fallait cette cadence. Ma main dans la vôtre. Palpitation. Juste ici. A cet endroit du monde. Vous m'emportez. Imprécisions. Est-ce votre corps qui frolat le mien ?
21:49 Publié dans eros | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Eros, lucidité...
04/03/2006
Chahutez-moi
La neige l’emporte. Air de jazz. Dans les rues de Paris. C’est un automne prolongé. Un printemps esquissé à minuit. Fauteuils rouges. Laissons-là, la cérémonie du thé. Du caillou jeté en plein ciel. Reprenez vos enfantillages. Livrez-vous. Là. Sur un air de jazz. Porte ouverte aux divagations passagères. Tempo givré. Menthe dérobée. Olive noyée dans un gin mélangé et sec. Valses d’indécences. Incandescentes. De verres en volutes. Laissez divaguer votre main. Chahutez-moi.
Pour les épisodes de l'Annapurna, c'est par là !
12:40 Publié dans eros | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Women
04/01/2006
Minuit
Minuit. Une porte claque. Un éclat de voix. Une ombre. Un éclair de lumière. Suivez le. Laissez aller vos pas. Perdez votre souffle. Ecoutez battre votre cœur. Ne respirez plus. Saisissez l’éclair. Entrez. Vous y êtes.
Fermez la porte. Foulez l’eau. Pieds nus. Fragile équilibre. Jouons avec le feu. Sulfure des sens. Fauteuil à la renverse. Où étiez-vous ? Ce soir. Dégrafez l’instant. Myriade de couleurs. Bruit sourd. Ne dites rien. Avancez de quelques pas. Là. Jouez avec la lumière. Balancez votre corps. Joutes pianistiques. Basculez votre tête en arrière. Lèvres ouvertes sur mes paumes. Jouez de mes mains. De vos épaules. Ne retenir que votre souffle. Au creux de votre dos. Jouer à l’instabilité. Déverser quelques mots. Vous saisir. De ma bouche à vos lèvres. Il n’y a qu’un pas. Avancez.
23:25 Publié dans eros | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Women
02/01/2006
Et 2006 fut
Entendez-vous mugir dans vos cités ? Elles sont là. Elles avancent. Les 2006 étoiles. En marche. Elles grondent. Bouleversent. Jouent sur les rouges des fauteuils vifs. Les lustres renversés. Les cocktails ont une saveur d’algues. Mer d’outrages. Quelques cierges allumés. Sainte Rita. Priez pour nous. Pauvres fous. Nous sommes dans le vif. Le sang cogne nos tempes. Nos mains étalent la toile.
2006 étoiles en marche. Entrez. Temple des désirs. Piste inondée. Je suis la prestidigitatrice. Suivez mes mains. Elles sont la voie. Entendez ma voix. Fermez les yeux. Laissez vos lèvres aller. Laissez vous guider par les étoiles. Scintillement. Sentez-les vous frôler. Une à une. Papillon charnel. Insatiables. Nous sommes. Mais je suis la prestidigitatrice. Suivez mes mains. Abandonnez vos poignets. Rebelles elles vous saisissent. Ecoutez ma voix. Venez au centre de la piste.
2006 étoiles en marche. Centre de lumière. Là. Vous êtes ici chez vous. Saisissez ma main. Caressez votre visage. Chahutez vos cils. Renversez vos lèvres. Les mordre. Les saisir. Les sucer. Les mordiller. Jouez avec votre menton. Vos lobes. Dévorez leurs ornements. Jouez de vos palpitations. Sentir votre cœur. Se mouvoir dans votre cou.
2006 étoiles en marche. Autant d’instants murmurés. Autant de vœux à réaliser. Un à un. Tous iront au creux de la boîte dorée. Un à un. Ils seront réalisés. Filet de soie rouge reconverti. Bracelet du temps.
2006 étoiles en marche. Ornements de plaisirs et d’extases. Jouer avec vos pieds. Leur faire découvrir mes palpitations. Zones de désirs incontrôlés. Sauvages. Jouer de mes étoiles et de vos jambes. M’émouvoir. Etre en vous. Vous sentir vibrer. Palpiter. Boire votre extase.
Entendez-vous ces 2006 étoiles en marche ?
17:10 Publié dans eros | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
27/12/2005
Faites vos vœux !
Je vœux des liaisons dangereuses.
Je vœux le bout du monde.
Je vœux la neige.
Je vœux la mer, la campagne.
Je vœux la cérémonie du thé.
Je vœux des mots à l’onde de rosée.
Je vœux des sensations marines.
Je vœux des versets.
Je vœux déplier l’horizon.
Je vœux des livres.
Je vœux des baisers sans fin.
Je vœux les glaciers lointains.
Je vœux le désert.
Je vœux des nuits blanches.
Je vœux des draps dépliés.
Je vœux jouer.
Je vœux saisir vos nuits & vos jours.
Je vœux la musique.
Je vœux votre chair.
Je voeux vos mains.
Je vœux le rouge.
Je vœux des cocktails renversés.
Je vœux vos larmes.
Je vœux votre extase.
Je vœux…
17:25 Publié dans eros | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Women
26/12/2005
Fauteuils rouges
Lustres dorés. Suspendus en métamorphoses. Nos mains jouent. Quelques notes accrochées à la gamme du temps. Une symphonie. Une ode à Juliette. Un 32 décembre. Une hérésie. Les flocons saluent les étoiles. Est-ce possible ? Un verre renversé. Quelques gouttes de saveur éparpillées. Un zest de citron vert. Quelques glaçons plus loin. Etaient-ce vos lèvres ou bien les miennes ? L’éclair d’un instant. Le fauteuil rouge. Velours des siècles. Nos mains chahutées. Nos cœurs éblouis. Du feu en ai-je ? Volutes de fumée. C’est inconcevable. Une note plus loin. Votre chemise s’entrouvre. Ma main s’égare sur votre épaule. Caresse d’un temps qui n’existe plus. La luxure du luxe. De bulles en champagne. Nous jouons. Sensualité déversée en cocktail. Quelques litotes plus loin. Vous débarquez d’un lointain pays. Sac en bandoulière. Chaussures de marche. Vous êtes ébouriffée. Comme toujours. Laissez-vous combler par ce lieu de débauches. Vous voulez une cigarette. Vous ou moi ? Je ne sais plus. Combien de verre ? Une multitude de doux breuvages. Ce que la littérature peut être cynique. Nous désignons un salon plus loin. Au calme. Plus rouges sont les fauteuils. « Venez, je vais vous enseigner la littérature ». Mais non. Je hais les mots. J’ai besoin de voyages. De photographies, de voir loin, d’espace, d’horizons, de découvertes, de la vie, du mouvement. Je vous repousse sur vos fauteuils. Vous me saisissez par la nuque. Ma « jeunesse » vous agace. J’en joue. Les lettres d’or sur ce plafond m’étourdissent. De glaçons en zest, nos mains s’égarent. Palpitations de nos lèvres. Pas de messe de minuit. Pas de magie de Noël. Non ce que nous voulons. C’est la chair. L’explosion de nos corps rassasiés d’extase. Nous sommes un 32 décembre. Je ne sais si c’est l’horloge qui s’arrêta la première ou si c’est moi. Mais de nos rires conjugués, chancela le plaisir pur.
16:35 Publié dans eros | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Women
19/12/2005
Parfum de cire
Chuchotement dans la nuit. Un drap se déplie. Bruissement infime du désir. C’est une lente caresse de l’aube. Une main singulière. Depuis votre front défie vos interstices. Elle définit vos contours. Dessine votre visage. S’attarde sur la naissance de vos épaules. Ressaisit votre cou. Mes lèvres, en contre appui, détournent la douceur. Elles palpitent à votre pouls. L’autre main. Saisit vos poignets. Finesse de vos traits. Vous laissez échapper un léger soupir. La nuit a encore son poids de rêves.
La main singulière quitte votre cou, de sa paume elle ennoblit vos épaules. Fines, délicatesses, elles sont le premier printemps. Vous esquissez un mouvement de rébellion. Vos lèvres ont un soupir plus intense. L’orage gronde en plein été. Ma main se fait plus forte. Abandonnez-vous en résistance. Laissez vos poignets saisis. Sentez leur poids dans la plume. Mon souffle léger attise vos lèvres.
La main singulière s’attarde sur vos seins. Beautés indicibles. Ornement d’argent. Ils crépitent se dressent. Assoiffés d’extase. Un à un je les goutte. Lèvres ou main singulière. Agitation, palpitation. Le Stromboli s’éveille. Magma de nuit. Les étoiles à la renverse chahutent avec la mer. Sentez une à une ce désir de vagues. Refermez vos cuisses. Laissez entrelacées vos jambes. Sentez votre sexe se gonfler d’extases. Palpitez. Vibrez.
Le pli du drap sera votre seule attache. Mes mains flirtent avec vos contours. De leurs paumes ou de leurs revers. Elles s’attardent sur la plus infime parcelle de vos détours. Reposez votre tête en arrière, je veux encore jouer de la naissance de vos cils. Ardents frissons. Je joue du creux de vos reins. Naissance de vos hanches. Mes mains s’attardent. Je n’ai point assez du baiser. Je veux puiser à votre source cachée. Profonde.
Il est trop tôt. L’aube n’a pas encore dépassée l’onde de rosée. Laissez mes mains vous chahutez. Laissez mes lèvres vous extasier. La flamme de la bougie éveille. Sentez la palpitation du danger. Votre peau scintille. La cire vous brûle. Immédiateté d’extase. Votre corps convulse. Mes lèvres décollent la cire. Dureté. Encore. Un peu ici. Le frisson du danger éveille. « N’allez pas si vite ». Non ne défaites pas vos liens de soie. L’or du feu est à vos pieds. Votre plante détendue. Nous remontons de filet d’or en filet de soie rouge. Laissez. Abandonnez-vous. Vos résistances sont autant de jeux à inventer. Laissons vos cuisses fermées. Mordez vos lèvres. Soupirez. Instant de flamme. Rions de vos comparaisons. Concentrez-vous. Belle endormie. Ecoutez. Vibrez. Sentez l’onde montez à vos bords. Laissez jaillir le flot d’amour. Laissez débordez votre extase. De la flamme en cire. Le glaçon apaise et prépare votre peau. Glacier. Scintillement de votre chaire. Frissons des grands froids. Réchauffés. Abandonnez votre corps à ses extrêmes. Convulsez. Expirez. Criez.
Je suis là. A la porte du sanctuaire de votre corps. Vous y palpitez. Intensément. Je vous y sens vivre. Votre arôme secret m’enivre. J’aime vos parfums troublants. Source vive, aux lèvres ouvertes. Tour à tour je vous emporte dans mes mains et en ma bouche.
11:35 Publié dans eros | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : Women, Femme, erotisme, jeux
02/12/2005
Aquarelle
Sur une aquarelle de Proust. Vous valsez au temps. Robe de cristal. Lustre en dentelles. Vous souvenez-vous de notre premier rendez-vous ? Un café sous la neige ou sur l’herbe verte en été ? Tempo du thé. Une cuillère à la main, vous narrez l’histoire de ces fauteuils rouges. C’est une fugue, en si majeur. Aurais-je dû vous dire ? Non. Nous avons repris où nous étions. A vos mélodrames, vos impossibilités, le décompte de vos anciens amants accidentels au milieu de vos amantes. Tiens une curiosité. Un écart de langage. Une géographie de hasard ? Ma jeunesse s’égare. Un verre de whisky à la renverse. Si seulement Hemingway pouvait compter les glaçons à terre. « Quoi le gentleman sadien de la littérature contemporaine ne boit pas son whisky sec ? » Foutaise. Reprenons suivons vos lèvres. Unies désunies, contractées, tendues, gonflées, happées. Vous hésitez. Non ce n’est pas raisonnable. Non ? Charlie Mingus explose le New-York gang. Big Ben sonne le dimanche. Saint-Sulpice éclate de rire à l’heure du premier printemps. Chanel fait volte face. Vos mains s’agitent. Il est temps. « Temps que notre histoire ne commence jamais ». Fan de Oates. Vous savez qu’elle a déjà commencée. C’est une question de timing irréfutable, de mécanique charnelle. De rires en fugue, de bougies à la renverse, de Margarita bien frappées. « Oui mais vous savez… »…Mon index sur votre bouche, mes lèvres à votre oreille. Ma voix est plus feutrée. « Non je ne sais rien, apprenez-moi ».
17:20 Publié dans eros | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
26/11/2005
Sur un air de jazz
C’est un jazz très cosy. Au matin de notre premier rendez-vous. Vous étiez sonore sur un fond de clarinette. Entre talons verts et verres de rosé. Champagne en tête. Vous jouiez de votre sourire en arme. Autodéfense des regards. Joutes pianistiques à quatre mains. Au premier verre un soupir. Une cigarette de fortune. Une volute. C’est une danse new-yorkaise. D’un bar à l’autre, éclaboussures de rires. Un jet d’étoile nacrée. Une lune en arc-en-ciel. Comment cela a-t-il commencé ? Par un sourire ? Un soupir ? Un tag ? Autour d’un sushi au gingembre ou de soucis aromatisés au thé vert ? Nous avons fui. Danse de vertiges. Lumières étincelantes. La ville palpite. Nocturne en verve diurne. Un taxi. Une porte qui claque. Tiens la Closerie ferme. Auriez-vous pris un verre de plus ? Nous en sommes là sur un air de jazz…
20:00 Publié dans eros | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
16/11/2005
Demain ?
Un jour. Demain. Sans doute. Clopin-clopant. Nous irons sur les quais. Chercher quelques trésors. Enfants accrochés en poissons-lunes. Plumes d’étoiles tombées en poussière. Bataille aux rêves, nous avançons sans grandir. Retraite de nos vieux jours. Nos mains se balanceraient le long de nos délices. Tenez une feuille d’hiver. Prenez donc une variété de neige. Non sans façon. Un jour au miel. Seize heures au clocher de Saint-Sulpice. Mince c’est l’heure de rentrer goûter. Et vous qui, hier, aviez ri. Agacement chronologique. Où sommes-nous ? Non. Non. Ne faisons aucun projet. Vivons, vivons la seule éternité que nous connaissons : cet instant. Susurrons au temps nos mots doux. Du bout des lèvres dessinons nos draps de désirs.
22:25 Publié dans eros | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Littérature


