28/06/2005
Ecriture(s)
Prétexte. Ratures. Quotidien. Liberté froissée. Feuille blanche. Une fumée. Une cigarette mal éteinte. Vin. Vodka. Doux breuvages. Absinthe. Coke. Sexe. Vitamines. Verre de lait. Chat étendu. Corps défait. Matinée renversée.
Vous n’avez pas le temps. Le temps d’écrire. Ecrire. Ecrire quoi. Quelques mots, phrases. Rayons de substance. Argh. Pauvre esprit. Poison des temps. Dictature du présent. La norme. Imposition des images. Dégueulis d’informations. STOP.
Voici ma feuille. Voici ma table. Je pars d’ici pour tout ailleurs. Corps à corps. Subtile. Enluminure du sublime. Beautés fatales. Nymphe imagée. Emportée par des ondes. Je vagabonde. Heure. Nuages. Paysages. Une tâche sur votre chemise. Un regard absent. La beauté du vert. Vos yeux. Lèvres closes. Bouches ouvertes. Néant. Une main sur une page. Livre ouvert. Sexe. Verset érotique.
Jouez avec moi. Avec les plis des draps. Votre main se crispe. Extase. Rosée révélée. Rêves allongés. Lèvres gonflées. Ecrire. Parcelle de corps. Corps à corps. Danse. Les mots chavirent. La chaleur se joue des phraseS. Tempo. Un glaçon sur la clavicule. Votre nuque au creux de mes mains. Mes hanches à votre bouche. Ondée. Noir. Dévoilement.
Recommençons. Voici ma feuille. Voici ma table. Je pars d’ici pour tout ailleurs. Une salade. Partagée. Sur un coin de table. Une main à peine saisie. Déjà vous fuyez. Argh. Trop facile. Avancez. Faites un pas. Un baiser volé. Une lèvre entrouverte. Jeux de mots. Un porche. Bleu. Une main baladeuse. Un écart. De conduite. Une plume à la renverse. Va-et-vient. L’interdit brûle. Consume.
Revenons aux draps plisséS. Ce matin. Laissez-vous emporter. Caressez le temps. Vous fuyez. Restez là. En PLACE. Amas de mots. Saveurs de chair. Désir. Plaisir. Extase. Evitement. Jeux. Bousculade. Roulade. Un pont. Une balade sur les quais de Seine. Utopie. Joie. Larmes. Jouez avec moi.
Êtes-vous sûr de ne pas avoir le temps ?
00:05 Publié dans Philosophie(s) | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : Essais et débats
01/06/2005
Recherche utopies...
Oui je suis revenue. Et alors ? Sentir mes veines se gonfler, s’enivrer de cette drogue urbaine. Dévaler le temps à toute vitesse. Hurler à en perdre haleine. Croiser, décroiser une multitude. Ecouter les discours politiques vides. Néant absolu. Emmerdement maximum.
À cela je réponds. Musique ! Faites chauffer les platines. Les UTOPIES. J’ai décidé de….Soudain m’arrêter. Sans raison. Prendre le temps. Une seconde. M’arrêter sur un regard. Un coucher de soleil. Repartir vers un ailleurs. Fuir cette France qui se croit bien pensante. Qu’il est loin le temps des sans culottes !
Réveillez-vous de vos sommeils dogmatiques. De vos bureaux bien rangés, de vos cravates, de vos normes : un bon job, une maison à la campagne, un appartement, une voiture, des relations bien placées, des bienséances, des discussions sans sens, des cours de fitness, etc. MERDE !
Agitez vos rêves de gosses. Défilez dans la rue avec des ballons. Jouez avec les feuilles d’été. Faites danser les filles sur les quais. Allez faire du patin. Mangez une glace… Brisez les tabous. Laissez monter la sève. Développez votre fibre artistique. Laissez tomber SARTRE ! Je vous en conjure. Revenez à un bon Henri Maldiney. Ecoutez à fond Don Giovanni. Livrez vos sens à la Traviata. Une porte claque. Une voix renversée sur le trottoir. Verre brisé. Jouez au casino. Un bon verre de vodka à la main, montez en haut de la Tour Effel. Elasticité du vide. Nagez à l’envers. LACHEZ PRISE…
12:15 Publié dans Philosophie(s) | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Essais et débats
20/04/2005
Adoration
Une bouche. Un bouche à bouche. Les mots à la bouche. Bouche ouverte. Bouche tendue. Bouche gonflée de plaisir. Ronde de douceur. Bain de bouche. Jeux de bouche. Mise en bouche. Bouche désirable. Bouche envoûtante.
05:25 Publié dans Philosophie(s) | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Women
18/04/2005
Contra-dictions
Contredire. Jeu incessant. Volutes verbales. N(o H)uit(re). Vous ne cessez de faire parler de vous. Oui. Le débat d’idées. C’est cela qui m’intéresse. Voir si mes égarements. Passagers ou non. Touchent, répondent, agacent. Il en va comme de la musique.
Billie Holiday à la Closerie des Lilas chanterait " Lover come Back to me ". Vous seriez là. Entre verre de vin blanc et doute. Suggestion. Caractérisée par les lieux. Vos yeux seraient posés près du bar. Entre charme et acharnement. Nous sommes tous des contradictions perpétuelles. Des jeux de raison. Une déraison. Joie immense. Profonde tristesse.
Mais peut-être préférez-vous la Travaiatta de Verdi. Non. Que dis-je ? Une hérésie. Une pensée. Une tasse à café. Un coin chaud. Une nuit sombre. Ouverte sur les possibles. Que d’hypothèses. Vitesse. Réparation. Rythme. Descente. Quelques escaliers nous entraînent. Autre danse. Autre musique. Choix électrique. N’oubliez pas vos belles manières. Celles d’être avec les autres sur l’herbe verte en été. Ecoutez. Charmez. Jouez. Do mineur. Improvisation. Come a little bit closer. Murmures. Chahutez-moi. Ne me bousculez pas. Juste quelques pas. Tango. Rose détachée. Love. Chut. Love en chute libre dans le Paris libéré. Adieu Sartre. Vive Aron. Nos époques démoniaques. En panne sur le périphérique. Vous vous improvisez garagiste. La crasse vous va si bien au front. Laissez tomber l’Hermès. L’espace rit. La tête à la renverse avec Henry Maldiney. Un mot puis un autre. Faisons silence. Un parfum de Lila. Annonce le joli mois de mai.
14:00 Publié dans Philosophie(s) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Essais et débats
07/04/2005
Pornographies
La pornographie envahit de plus en plus l’espace visuel de notre société, paraissant braver tous les interdits et sortant des circuits fermés des salles de cinéma X. Si la vidéo et internet permettent une plus grande circulation de celle-ci, elle se retrouve également dans des films, notamment de femmes, à la limite du classement X, ainsi que dans des livres à succès.
Brute, sans beauté, chirurgicale, et finalement nihiliste, la pornographie, « démocratisée » ces trente dernières années, n’est-elle qu’un produit de masse vendeur, la marchandisation de la sexualité, ou bien est-elle aussi le signe de nouvelles aspirations de nos sociétés, aspirations pornocrates d’une histoire agonisante, revendiquant de pouvoir affirmer leurs jouissances ?
08:10 Publié dans Philosophie(s) | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Essais et débats
05/04/2005
Mode

Comme un lundi dans les chaussettes du dimanche. Quelque part entre l'everest commercial et la Maison de la Culture. Les corps se déchaînent. Voyage passager entre deux modernités. Croyez-vous que la culture se conjugue avec la banlieue ?
08:22 Publié dans Philosophie(s) | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
28/03/2005
J'aime - j'aime pas
J’aime le jeu philosophique. Je n’aime pas la pensée symptomatique.
J’aime la circulation des idées, la confrontation des systèmes. Je n’aime pas la pensée analytique.
J’aime dire ce que je pense, surtout si cela ne se dit pas. Je n’aime pas le militantisme, quel qu’il soit – et surtout pas celui philosophique.
J’aime aller de concept en concept. Je n’aime pas le rigorisme quasi cubique.
J’aime jouer sur le sens des mots. Je n’aime pas l’idée de dénotation.
J’aime connaître les règles. Je n’aime pas les respecter.
J’aime marcher dans les rues ou à travers la campagne. J’aime gravir les montagnes.
J’aime les hivers secs et froids. J’aime les jours où la lumière est aiguë.
Je n’aime pas le bruit. Je n’aime pasl’agitation. Je n’aime pas les foules.
J’aime les belles voix. Je déteste les cris.
J’aime apprendre. J’aime enseigner.
Je n’aime pas préparer un cours, une conférence, etc. J’aime improviser.
J’aime comprendre. J’aime analyser les choses. J’aime connaître les théories philosophiques, littéraires ou scientifiques.
J’aime mettre ces théories face à la pratique. J’aime les confronter à la vie. Je n’aime pas ceux qui les mettent d’office dans la catégorie « poubelle ».
Je n’aime pas parler de rectitude des noms. Dans la rectitude, il n’y a plus de vie. Dans la rectitude, il n’y a plus l’essoufflement des enfants qui jouent. Dans la rectitude on oublie tout : les cris, les violences, le monde, l’autre. Et vous, vous croyez que les bombardements sont des jeux de langage ?
Ma réponse est dans Molloy de Samuel Beckett : « écarter une fois pour toutes, en même temps que l’analogie avec la damnation usuelle, toute idée de commencement et de fin. Surmonter, cela va de soi, le funeste penchant à l’expression ».
J’aime la liberté. Je n’aime pas le gaspillage. En vérité, il semble que toutes choses se meuvent, en nous, en une demi-étreinte constante : le désirable et le redoutable, l’adorable et l’haïssable, l’espéré et tout ce que nous voudrions fuir. Tour à tour ombres ou lumières, elles circulent en paires inséparables. Quand l’ombre pâlit, la lumière qui s’attarde devient l’ombre d’une nouvelle lumière. Il en est de même pour notre liberté. En perdant ses fers, elle apparaît comme le fer d’une liberté plus grande. Toute liberté est individuelle !
J’aime la vie. J’aime la philosophie. J’aime la poésie. J’aime Beckett, Shakespeare, Magritte, Blumenberg et tant d’autres. Je n’aime pas Maupassant et tant d’autres.
J’aime cet exercice qui consiste à dire J’aime / Je n’aime pas. Je vous le conseille. Attention ce n’est pas si facile.
Je n’aime pas penser à ce que Je n’aime pas. Je me méfie des psychanalystes.
J’aime agacer les gens. Mais je n’aime pas que l’on m’emmerde !
21:12 Publié dans Philosophie(s) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


