22/02/2006

Julien Friedler

Pour faire plaisir à Ars, les premiers clichés sont disponibles  ! A chaque jour ses images... Patience, patience, il y en a une centaine à suivre.

Nb : je ne passerai au numérique que pour un Canon à 40 millions de pixel, avec une optique Leica. Là d'accord. D'ici là... vive l'argentique. Dans un monde où tout va trop vite, il est bon de savourer le temps ? Hihihi... Une petite phrase pour la route : "la seule éternité que je connaisse, c'est l'instant. Car l'instant c'est le contraire du temps"... Oui je sais c'est du Heidegger.

16/02/2006

Un 16 février sur la terre

Parce que les bons moments se partagent aussi…

7h du mat.
Réveil. Grognements sourds de l’information du jour.
8h. Entre le boulevard Montmartre et le boulevard Poissonnière. Le Rex, et le Pulp jettent sur le trottoir les miasmes de la nuit.
Drôle ce matin. Il fait beau.
8h30. Arrivée au Max Linder.
10h. Début de la conférence de presse du festival.
Il y a des jours où… on se fait chier d’une force…
12h15. Mince mon éditeur. Mais que fait-il là ?
12h17. Il me temps mon livre co-écrit avec David.
Non mais trop classe. Le premier sorti tout droit de l’impression.
« Vous n’oubliez pas, vous venez demain à la signature dans nos locaux ! »
12h18. Suis hyper méga ravie
13h. Retrouvaille avec ma Guest Star.
13h20. Un Ange passe. Petite conversation téléphonique, avec my Husband,  au saut du lit.
15h. Direction un bon restaurant Pakistanais. 3€ et hop on est riche. Déjeuner avec ma Guest Star.
16h. Traversée solaire de Paris
17h30. At home. Découverte d’une lettre de l’Atelier National de reproduction des Thèses. « Votre thèse va vous être livrée sous forme de microfiches, et être éditée dans sa version intégrale… ». Là je ne touche plus terre.

J’aimerais bien d’autre 16 février…

28/10/2005

Now

 

Maintenant... Hic et Nunc. Je ne sais pas. Je ne sais plus. Il  faut réapprendre les choses simples. Il n'y a pas de mot. Ils ont disparu. Un à un. Sac de croyances. Balivernes. J'ai buté sur les cols. J'ai gravi des marches une à une. Plus un gramme d'oxygène. Plus de pensées au-delà de l'instant. Insaisissable présent. Juste la lumière. Bateau ivre de l'espace. Suivre la corde. Suivre les indications népalaises. Suivre le bruit des cascades jusqu'à leur source ultime. Suivre. Chercher l'air. Chercher. Il n'y a plus de bruit. Plus un bruit. Juste celui des palpitations. Ce coeur qui vibre. A l'infini dans mes tempes. S'accrocher. Ne plus avoir de certitudes. Aller au bout de soi-même. Penser aux images accumulées pour en arriver là. Puis d'un coup tirer sur la corde. Planter ses crampons. Ses piolets. Sentir la corde faiblir. Se distordre et se retordre. Puis se tendre. Recommencer aux lueurs du jour naissant. Mais est-ce un jour ? Est-ce une journée ? Il n'y a plus rien d'exact. Juste une respiration en écho.  

Pas de mots, juste des images, un tas d'images à partager sur : http://rebelle.blogspirit.com

03/10/2005

Je grève...

Demain. Je grève. Tu grèves. Nous grèvons, ils grèvent. Certes, ce n'est pas une solution de fond. Mais c'est une forme.
Je grève pour des salaires plus équitables.
Je grève pour que nous puissions tous réaliser nos rêves.
Je grève pour que nous transmettions un monde meilleur. 
Je grève pour que nous puissions tous créer aux heures que nous voulons.
Je grève aussi pour préparer mon sac. Je grève pour l'égalité. Je grève pour euthanasier Sarkosy. Je grève pour dessiner une utopie politique. Je grève pour manger à ma faim. Je grève pour la liberté de tous. Je grève contre le libéralisme. Je grève contre le capitalisme à outrance. Je grève pour que nous apprenions tous les langues anciennes. Je grève pour avoir des espaces verts. Je grève pour la fraternité. Je grève pour les musées gratuits. Je grève pour qu'enfin la culture de la rue soit reconnue. Bref, je grève... Et vous ? 

04/09/2005

Annapurna (bis)

Vous savez. Je ne suis pas encore partie.

Pour l'heure. Je compte et recompte mes possessions. Cordes. Piolets. Batons. Mousquetons. Chaussures. Chaussettes. Duvet. Collant, nombre de pellicules photographiques. Sac à dos. Crampons. Crèmes, etc.

Somme infinie de petits détails. Où étiez-vous ? Qu'êtes vous venu prendre ? Pourquoi fuyez-vous notre ultime rendez-vous ? Quel était déjà votre dernier voyage ? Votre émission, vos mots, votre temps de paroles. Vos avances ? Etaient-ce des avances ? De quoi avez-vous peur ? Vous savez, aujourd'hui, je dois tout prendre en compte. Même le non retour. Je n'aimerais pas que nous restions sur une fausse note. Une incompréhension passagère.

Reprenons. J'emporte avec moi. Mes souvenirs. Ma vieillesse. Mon temps en bandoulière. Mon espoir. Ma volonté. Mon hardiesse. Le hasard et ses sommets.

Quelque part...

Ailleurs....

Nous sommes-nous déjà croisé(e)s ?

Un bruit d'écume. Un éclat de voix. Un flash. Un air de piano. Quelques notes. Une traviatta. Un espace de soleil. Un verre renversé. Une odeur de sel. Une figue. Une salade. La mer contre un rocher. Une musique. Un coeur. Battement d'ailes.

Aurais-je assez d'oxygène ?

Pas après pas. Se défier.

Pas après pas. Se trouver.

 

 

 

01/08/2005

Puisque vous ne ...

Puisque vous ne voulez rien comprendre. Ne rien voir. Ne rien entendre. En dehors de vos principes de possession. J'en ai marre. Je n'ai pas d'appartement. Pas de maison. A moi. Je ne suis pas propriétaire de biens immobiliers. Je ne dors nulle part. Je suis partout.

Vous. Vous voulez. Quoi ? Vous n'avez ni passion, ni rêve. Moi j'ai les deux. Passions folles. Rêves de gosses sans cesse renouvelés. Je pars d'ici pour tout ailleurs. Je danse. De palaces en banlieues sordides. De visa premier en black code. Darling.

Je ne bois que du Dry Martini. Gin Vodka à l'olive et sans glace. Play with me. Des cheveux blancs perdus dans ma chevelure indomptée. Nuque caressée. Venez danser avec moi. Rythmes incensés. Intimité partagée. Déchargez vos désirs au seuil de notre premier baiser.

Prenez de la coke. La tête renversée. Les pieds sur le bureau. Le Paradis darling est partout. A mon fils perdu, j'aurais aimé écrire cette lettre. Lisez là. Et revenez vers moi. Revenez me voir. Dépossédé(e). Chatouillons vos passions endormies. Maintenant. Sinon il sera trop tard. Too late. Je serais votre amante monument. Alpiniste. Plongeuse. Philosophe. Photographe. Indomptée. Brisée. Ecorchée vive. Celle qui ne décorche pas son téléphone. Ange déposé au seuil du démoniaque. Choisissez une suite, elle sera nôtre. REVEILLEZ-VOUS !

NOW.... LISEZ et redonnez-moi la définition de votre paradis !

31/07/2005

Tango

  C’est une envie. Tenace. Danser. Musique. Sensuelle. Amérique latine. En arrière salle. Gare du désespoir. Délectation de mers lointaines. Ecumes de désir. Fonds rouges. Lune incandescente. Suivre vos pas enchevêtrés.

Ils me tournent. Dos à dos. Dos nus. Bras tendus. Expression. Révolution. Sur fonds de Tequila. Vos épaules. M’entraînent. C’est un pari. Pris. Perdu. Qu’importe. J’ai gagné ma danse.

Milieu de parquet. Regards contre regards. Poitrines emmêlées. Votre Chili veut mener. Je dois suivre. En est-il ainsi du tango ? De notre tango. Air de voyages. Casa Rossa. Collines où êtes-vous ? De haute corse en îles italiennes. Exils amers.

Nous pivotons. La mer en refuge. Crevasse des désirs aboyés. La Cumparsita de Nieves Quintero se passe de mots. Vos yeux s’enflamment. Ombres de lumière. Sciures jetées. Courbes. Méandres. Notes. Mains fermes. Orientées. Savourées.

Maîtrise du geste. Chaque note. A un pas. Une palpitation. Neruda écrase son cigare. Le poème coule. Et nos souvenirs émergent de la nuit où je suis. Où je ne suis pas. Vos sept voiles se dissipent.

Vous sur votre île. Moi sur la mienne. Un rocher de distance. Une île rousse. Sauvage. Mer déployée. Le monde tourne en sa nuit. Vous souriez. Vous ne menez plus. Le jeu. Séduction sans fin. Spirale. Affrontez vos peurs. Eveillez vos murmures. Le destin n’est pas loin. Imaginez un tango sur nos mers retrouvées.

Ecume mouillée. Bue aux premières lueur du jour. Laurier rose. Laurier blanc. Figues de jour. Les cris des enfants dans la rue. Le vent renverse la fenêtre. Rideau d’extases. Pluie estivale. Votre jambe au creux des miennes. A la renverse. Corps dansés. Corps dansants. Vos lèvres si proches. Fin du tango. Le parquet se referme.

26/07/2005

Nostalgie(s)

Quelques vagues. Fonds sonores. Un figuier. Une figue fraîche. Un premier baiser. Volé à l’herbe verte dérobée sous vos pas.

Voyage dans le temps. Clapotis. Ponts jetés entre deux rives. Noyade. Mais où est votre enfance ?

Quelques cris. Prix d’excellence perdu. Une balancelle. Une balade en sel marin. Le cheval au galop. Il faut gagner le temps. Saisir l’espace. Croyez-vous que Saint-Germain en vaille la peine ?

Intelligentsia en pagaille. Cheveux jetés sur une épaule. Loge ouverte. Rouge. Estampes. Parcourir une voix. Se relever. Talon brisé. Fin de soirée. En hôtel de luxe.

Caresses perdues. Instinct de pluie. Ne pleurez pas les années passées. Souriez. Le monde poursuit sa route. Trajectoire intacte. La figue sera toujours fraîche. Au cœur fidèle tout est accordé. Même l’éternité.

Caresses. Promesses. Un nuit. Un drap déplié. Une cigarette mal éteinte. Une flamme exacte. Bougie. Vertu de l’exactitude. L’heure où les amitiés se brisent. Naissent les amours interdites. Fenêtre ouverte. Sur un autre paysage. Une nouvelle lumière.

« A mourir pour mourir… Je préfère l’âge tendre. »

L’amour nous quitte sur une écume. Lèvres ouvertes. Portes scellées. Joies intactes. Plaisirs inavoués. Quelques cheveux blancs. Jeune fille posée sur les ailes du temps. L’Amour reviendra demain.        

25/07/2005

Ecorchés vifs..

Quelque chose de notre chimie s’y meut. Incertitude. Route. Déroute. Traces. La ville dégueule. Paris se ringardise. Boîte sombre. Piste réduite. Miroirs insolites. Combats. Gin fizz. Verre offert. Verre pris.

Détour. Fracas. Bouche happée. Au hasard. Plaisirs fugaces. Etincelles de bonheur. Feu de pailles. Tomorrow. An other day. Cigarette roulée. Herbe détachée. Rose noire. Un taxi s’arrête. Course à l’envers dans le Paris by night.

Ombres. Les écorchés vifs vivent la nuit. Le jour. Ils brûlent. Cendres éternelles. Tosca. La Norma s’est fait la belle.

Lumières. Vient la théorie des nuages. Le buveur de lune essuie les rimes. Vides. Sans contour. En sommeil. Tout nous échappe. Tempo. Absurdité spatiale.

Café du matin. Journaux en berne. Soldat du Monde. Armes dressées. La Concorde est un immense compas.

Gigantesque. Grandeur infime. Trocadéro. Glisse. Un hamac. Une après-midi. Sous le figuier. Un jus d’oranges pressées. Le clapotis de l’eau. Une rumeur de soleil. Les écorchés vifs, ont eux aussi le droit à leur tempo… Apesanteur. Verticale décrochée.

17/07/2005

Rallumons les étoiles

Bad day. Journée noire. Entre mauvaises nouvelles. La pluie bat en brèche. Une année vouée au Brésil. La rentrée littéraire française sera mauvaise. Mauvais cru. Année noire. Trombes descendues. Intérieur cour. France morne. Les idées sont aux révolutions. Vent de tempêtes sur la cote ouest. La rive gauche a perdu de sa splendeur. Ses belles idées. Ses belles manières d’être avec les autres. On se fait chier. On se ramasse dans la tournée des lieux de luxe. On se coke dans les chiottes de l’A. ou de la CdL. On rêve rouge dans les fauteuils du Lutétia.

Bad day. La pensée est en chemise blanche. Fourbis masochiste. Jeux de langues. Ecart de langage. Même Orson Welles ne m’attend plus chez Georges. Portes closes. To late. Darling. Sorry. J’avais oublié mon cigare dans la veste George Sand ou de Colette. Argh. Too bad.

Heureux présage. Le pont des Arts. Invitation aux voyageurs. Extrême Orient. Joies décuplées. Oublions la ringardise, les mignardises. Oublions cette demande en mariage. La robe blanche aurait virée au rouge. J’en perds Magritte à la porte du Louvre. Alliance des désordres. Argh. Too bad.

Peu importe. Aujourd’hui j’ai envie d’un bon Stan Getz grillé au Joao Giberto. Une merveille. De 1963. Entre un « O Grande Amor » et « The Girl From Ipanema ». Direction la rue des Tournelles. Au 10. L’Area. Edouard et Lydie. Sourires et rêves. Etoiles. Dansantes. Entre un Brésil dévoilé et un Liban retrouvé. Quelques grammes de Mojito. Une capirinha. Des saveurs d’un ici et d’un ailleurs. Un baiser volé à la française. Quelques gestes dérobés à la sensualité plus tard. Pluie dissipée. Soleil retrouvé. Photographies à la renverse. Tables voisines. Au beau milieu de ce siècle. S’assoire. Prendre le temps. Partager. Un verre. Une danse. Un nuage. Un rêve. Un dîner. Une lucidité. Un bout d’humanité. Un parfum d’alchimie. Un Annapurna entre deux rives.

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