17/10/2007

Et puis merde !

aa7d971b9776ab71e083904637f01339.jpgRévolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution,révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révolution, révéolution, révolution, révolution, entendez-vous ??????

Voulez-vous vous faire marcher sur les pieds combien de temps ?

 

06/05/2007

Tous chez Julien Friedler

medium_©SoniaBressler_9249.jpg Et oui ce week-end, c'est brainstorming chez Julien Friedler. L'équipe du Boz quasi au complet se réunit pour rêver, concrétiser les formes d'art, promouvoir la nouvelle création en marche : "La forêt des âmes"....
Pour découvrir celles et ceux qui sont là dans le cercle du Boz regardez l'album en ligne sur ce site.... Colonne de gauche.... Attention d'autres photos seront aussi mises en ligne par là dans quelques jours.
Mais, pour l'heure, voici un diaporama des têtes de Boz... 
 
Vous aussi participez à la création de la "forêt des âmes" en remplissant le questionnaire... cliquez ici !
 

01/05/2007

Au Café...

medium_©SoniaBressler_9060.jpg Au coin du bout de la rue d’en face, les promesses s’écrivent sur du sable. Une lumière de pluie en soleil. L’éternité n’a pas de sens. À nouveau, il faut partir. Faire mon sac. Vous êtes ici au présent. Mais demain ? Où en sommes-nous de nos certitudes adolescentes ? Nous rions de l’odeur du café. Odeur de coquillages. Grain à moudre. De vous à moi. De moi à vous. Silences. Errances modernes d’un pays à l’autre. Votre ombre rouge me hante. Sur la grande place de Beyrouth. J’observe les pas incertains entre les souvenirs de bombes. Danse. Corps balancés, jetés, usés. Où êtes-vous ? Votre ombre silencieuse me poursuit. Parfois j’étouffe. Assourdissement de la lutte. Pourtant ce n’est pas votre main sur la mienne. Non. Pulsation. Une brise me rappelle la mer. Accent d’écume. Votre ombre s’éloigne. Un sourire me ramène à la vie, au présent. Visage voilé au souvenir présent. Effacement progressif de la douleur.

12/03/2007

Mon Ange

Il y a bien longtemps que j’attends ce soleil. Ce bleu printanier. Cette odeur de jasmin dans les parcs. Les bruits légers des pas sur l’herbe verte. L’attention des oiseaux, la douceur d’un matin rêveur. Les apéritifs autour d’un baume de Venise… Auréole de douceur.
J’ai besoin de sentir cette sève montée.
Je ne dors plus
Je ne réponds plus au téléphone
Je n’ai plus de répondeur
Je ne travaille que pour fuir cette ville.
Je ne travaille que pour partir. Sac à dos. Œil dans le monde. Œil vagabond. Œil surpris. Œil attentif. Ne rien céder au hasard. Le capturer. L’offrir au monde.

Besoin de littérature.

Besoin de mots. De soupirs lointains.

De pages défaites au vent... De joies exactes. De minute posée ici ou là à dire et redire le monde...

Bientôt. Le mois de mai. Bientôt. Les arbres vont renaître. Danses. Etourdissements. Jeux de sable. Marelle.
Bientôt les ivresses. Les beautés partagées. Les rires à gorges déployés.
Bientôt
Je suis une fille de Mai…

17/12/2006

Pluie

medium_Photo_015.jpgCe matin. Au café. Soleil en berne, place du Cherche Midi. Il y eut les tentatives de gouttes de pluie. Il y eut cette brise légère. Rien n’y fait. Mon cœur ne bat plus. N’exulte plus. Hier encore, vos doigts caressaient les miens. Hier encore, nous jouions de nos incertitudes. Hier encore. Les feuilles se dérobaient sous nos pas. Nous devancions la littérature. Nous déchaînions les pages. Un esclandre de mots. Une ponctuation des hasards. Nous dévergondions la pensée. Jupe terrestre. C’était hier. La pluie ne couvre pas les désastres. Hier. Aujourd’hui. L’écume était trop forte. Votre main a lâché la mienne. Tourbillon d’incertitudes. Aujourd’hui, je signe. Les mots, comme les photos. D’une guerre à l’autre. D’un front à l’autre. Je veux témoigner. Je veux partir. Revenir sans doute. Pluie de balles. Orage d’inhumanité. Il y a bien longtemps que je ne suis plus.

27/11/2006

Sur vos mains

J’ai écrit sur vos mains, la misère du monde. Pluie d’hiver sur les canaux d’Amsterdam. Vos mains dansaient. Lueurs de bougies. Nous jouons au hasard des fumées. Cristaux sur la table. Rires colorés. Une vie défile. Trajectoire incertaine. Néon rouge. C’est l’heure de nos premières divagations. L’heure insensée. Sourires incandescents. La nuit se noie. Dissolution. La politique m’emmerde. Seul l’art survit à tant de souvenirs d’histoire. Encore une nuit. Tenir. Voir le soleil se lever. Tendre à ma propre fin. Vous laissez là. Dans ce vert. Gagner le rouge. Courir. Courir. À en perdre haleine. N’écouter que le bruit sourd. Tympans implosés. Fuir. Demain. Me jeter dans le canal. Me dissoudre dans l’eau. Un rayon de lumière. Une ombre. Une ombre. Plus forte encore. Encore. Attirance….  

02/10/2006

L'échelle du temps

Il y avait dans ce bus. Ce matin. Comme un parfum d’insouciance. Vous lisiez la littérature japonaise. Sourire aux lèvres. Mains innocentes. Sauvages à chaque nouvelle page. Les mots jaillissaient. Miroir de nos printemps. Je me souviens de notre premier regard. À la table du matin. Entre toutes vos littératures. Un paysage incertain. Une ondée. Une vague. Mais c’est un bus. Une station plus loin. Vous ne serez plus. Hasard des rues. Ce matin, il pleut. Combien de galets dessinent la plage d’Yport ? Je m’en retourne à mes carnets. À mes jouets d’enfant. À mes doutes. Il y eut. Ce matin. Comme un parfum d’insouciance. Quelque chose hier. Quelque chose de ce printemps qui s’éloigne à mesure que le bus avance.

01/10/2006

Quelque part

D’abord il y eut ce silence. Immense qui précède tous les voyages. Puis le grondement sourd d’un décollage. Puis il y eut l’ailleurs. Le bruissement de mer. L’incertitude des algues. Les galets en partage. Les verres levés. Trinqués. Puis il y eut le manque des caresses de l’aube. La métaphysique en bandoulière. Les désenchantements enfantins. Les pleurs enfouis. Et ce bruissement de pas dans le couloir. Les doutes d’un piano. Et enfin ton premier bleu. Celui que rien n’efface. Un ciel. Immense.

16/09/2006

Connerie moderne

C’était un matin comme les autres. Un matin où le café noir n’a plus d’effet. Où la première cigarette n’efface pas la tristesse d’une vie. Fragile équilibre. A la table des désirs. Figée. Tu ne bouges plus. Pierre immobile. Route des désordres. Il faut que tout cela cesse. Rythme infernal de la douleur. Ne rien céder au hasard des mots. Monde d’incompréhension. Tout semble loin. Le sourire partagé. Les cris des enfants. La souris cachée sous l’oreiller. Les films lointains. Les bonbons en désordre. Couleur rouge. Tiens un bleu. Et si la pharmacie étalée sur la table était ton dernier sursaut ? Cri de douleur. Fracture. Les mélanges. C’est si simple. Retourner se coucher. Comme si rien ne s’était passé. T’endormir. Au plus profond de ta nuit. Apaiser le temps. Défier l’espace. Tu viens d’accomplir. Ta plus belle connerie.

14/07/2006

A la table des écrivains

medium_Photo_149.jpgInstance du temps. Ondée passagère. Une plume à la main. Without you… love is gone. Without you… Il y a cette même table. Ce même mojito au citron vert, glace brisée. C’est une braise de printemps. Un drame sous le bitume des villes. Urbanisme destructeur. Courir le monde. Plume en exergue. Œil en berne. Joies intactes. Douleurs en tristesses. Vous êtes là. Derrière ce piano. Je suis à cheval sur Beckett. Diagonale du temps. La menthe se dilue. Vous tournez les pages. Le printemps est un hiver. Bataille. Déchirure. Vous m’avez tout pris. Rien. Il ne me reste rien. Les mots me fuient. Les phrases coulent. Déperdition. J’ai pleuré en haute mer. Oublier de respirer au sommet. Ivresse démentielle. J’ai embrassé des lignes blanches. Un soir de vodka. Dans ce bateau ivre de Beaubourg. Cheminée bleue. La clef sous le paillasson. La porte est ouverte. Au coin de la rue du Paradis. Ange déchu. Fenêtre brisée. Un pas en Inde. Un autre en Asie. Le plus évident des sourires. Un vent trop fort.

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