02/10/2006
L'échelle du temps
11:51 Publié dans Lucidité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, women, mots, blessures, printemps
01/10/2006
Quelque part
D’abord il y eut ce silence. Immense qui précède tous les voyages. Puis le grondement sourd d’un décollage. Puis il y eut l’ailleurs. Le bruissement de mer. L’incertitude des algues. Les galets en partage. Les verres levés. Trinqués. Puis il y eut le manque des caresses de l’aube. La métaphysique en bandoulière. Les désenchantements enfantins. Les pleurs enfouis. Et ce bruissement de pas dans le couloir. Les doutes d’un piano. Et enfin ton premier bleu. Celui que rien n’efface. Un ciel. Immense.
10:36 Publié dans Lucidité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, women, journal, carnet
16/09/2006
Connerie moderne
C’était un matin comme les autres. Un matin où le café noir n’a plus d’effet. Où la première cigarette n’efface pas la tristesse d’une vie. Fragile équilibre. A la table des désirs. Figée. Tu ne bouges plus. Pierre immobile. Route des désordres. Il faut que tout cela cesse. Rythme infernal de la douleur. Ne rien céder au hasard des mots. Monde d’incompréhension. Tout semble loin. Le sourire partagé. Les cris des enfants. La souris cachée sous l’oreiller. Les films lointains. Les bonbons en désordre. Couleur rouge. Tiens un bleu. Et si la pharmacie étalée sur la table était ton dernier sursaut ? Cri de douleur. Fracture. Les mélanges. C’est si simple. Retourner se coucher. Comme si rien ne s’était passé. T’endormir. Au plus profond de ta nuit. Apaiser le temps. Défier l’espace. Tu viens d’accomplir. Ta plus belle connerie.
12:19 Publié dans Lucidité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, women, suicide, mots, carnet, journal
24/06/2006
L'aiguille
C’est un matin de juillet. Brume légère de soleil. Il fallait ce lieu idéal. Perdu en plein causse. Sauvagerie loin des mondanités. Symphonie d’oiseaux. Marelle de hasard. Concerto de cigales. Il fallait ce lieu idéal. Tentative d’oubli. Renaissance au soleil de l’ailleurs. Ne plus penser à vous. Ne plus penser. Miracle de la nature. Incertitude des êtres. La cuillère posée ce matin sur la table. Indice d’une plongée. La flamme danse. Dessine les contours. Le blanc devient eau. Eau parfaite pure. Approcher l’aiguille. Elle est si fine. Si imperceptible. C’est une fugue de Bach. Un Chopin des jours de pluie. Valse des nuits. Hécatombe d’étoiles sur le bitume encore chaud. La veine s’ouvre. Galaxie rouge. Mélange à la Basquiat. Flamboyant. La nuit, le jour. Ne plus rien connaître que cette jouissance. Absolue. Apothéose des sens. Corps de lumière. Partir. Fabuleux voyage. Fuir. Ne plus rien connaître. Sans limites. L’eau vagabonde. Inonde. Déborde. Apaise. Joue des contours de l’été. Saute-mouton avec les nuages. Phosphorescences. Poussières d’étoiles. Etait-ce un matin de juillet ? Au bord de cette rivière. Jouant de l’incertitude passagère des nuages. Balancelle de feuilles. Quelques cailloux en poches. Je m’avançais dans l’eau avec la certitude de la noyade.
16:15 Publié dans Lucidité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, women
24/03/2006
Tel un éclaire...
You’ve touch my hair. Un coin de regard. Corde tendue sur le vide. Parquet rompu. Briser vos mots. Collages insensés. Couleurs éclatées. Tubes d’asphaltes. Vieux rock détourné en jazz. Révoltes en bandoulières. Photographies de l’instant. Musique décalée. Ode nocturne. Un ange est pris. Un diable en main. Entre lits et ratures. Soyons surréalistes. Vous parcouriez la balançoire de votre enfance. Bleue. Ciel matinal. Cris rieurs. Cigales en fin d’été. C’est un matin moderne. Un téléphone en pleine nuit. Une course contre la montre. Un orage en plein été. Un printemps en plein hiver. Solitude au coin des yeux. Quelle voie prendre ? A droite. Chemin le plus court. Trop risqué. Suspension. Une respiration. Et demain ? Demain c’est aujourd’hui. Hier c’est maintenant. Seule la volonté compte. Un instant plus loin. Nos mots se cherchent. Se croisent. Délectation. Caresses de l’aube. Pluie infatigable. Et si nous reprenions la vie en son milieu. Equilibre fragile des êtres et des choses. Parfum. Une audace. Vos lèvres sur les miennes.
18:45 Publié dans Lucidité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Women
08/03/2006
L.A.
Aller-retour en gouttes de pluie. Verres de traverse. Chemin détourné. Contourner la file d’attente. Prendre un accent américain. Sourire de rigueur. Prendre les marches. Tourner à gauche. Suivre les invités du dîner. Eviter deux bonnes heures d’attente. Puis entrer et découvrir, se faufiler. Jouer de photographies en toiles. Films d’intention. Notes de bas de page. Mince vous aviez oublié votre rouge à lèvres. Perles de larmes. Au détour d’un Violla. Nous jouons à la marelle. Le nez en l’air. Mais de qui sont ces images ? Ce sont les miennes. Mince détournement. Encore. Pluie. Tempo. Joutes. Encore un instant. Le billet est-il valide ? Première classe oblige. Nous finirons Au Georges. Improvisation oblige. Il fait nuit. Nous choisirons un nom à l’envers. Au hasard. De cocktails en découvertes. Paris fait une étrange mine la nuit. En éclair, en danse. Sommeil profond. Les inconscients d’ivresse. C’est beau de voir un enfant rêver. S’émerveiller. Entendre son souffle. Inspiration magique. La foule se brise sur l’attente. Le parvis fait grise mine. Du haut de la piscine, contemplation du désordre. Toile explosée en plein ciel. Détournement de mots, images sonores. Fuites. Tempo nocturne. Ombre mouvante. Où êtes-vous ?
Love Art
00:35 Publié dans Lucidité | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Women
04/03/2006
Chahutez-moi
La neige l’emporte. Air de jazz. Dans les rues de Paris. C’est un automne prolongé. Un printemps esquissé à minuit. Fauteuils rouges. Laissons-là, la cérémonie du thé. Du caillou jeté en plein ciel. Reprenez vos enfantillages. Livrez-vous. Là. Sur un air de jazz. Porte ouverte aux divagations passagères. Tempo givré. Menthe dérobée. Olive noyée dans un gin mélangé et sec. Valses d’indécences. Incandescentes. De verres en volutes. Laissez divaguer votre main. Chahutez-moi.
Pour les épisodes de l'Annapurna, c'est par là !
12:40 Publié dans eros | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Women
19/02/2006
D'autres 16...
16, de la rue de mes parents. Drôle d’enfance !
16 mars. Une date. Une rumeur souterraine. Un bruissement. Animal triste. En figure d’art.
16 février 2006. Un livre. Une lettre.
16 octobre 2005. Une fête. Une équipe. Un retour à envisager. Un désordre. L’Annapurna est derrière.
15+1. Une équation encore possible.
8 x 2. Une multiplication de nos désirs.
Ce dimanche à Bruxelles. 16 + 3. Découverte. Cœur éclaté sur les toiles. L’histoire n’aurait-elle pas de solution de continuité ? J’ai joué sur les planches, dans l’atelier de Julien Friedler. Couleurs, éclatement. Pourquoi sacrifions-nous toujours des innocents ? J’ai joué de mon œil photographique. Le résultat sera bientôt là. Sous la forme d’intuitions de couleurs, d’interrogations foudroyantes, de détail éparpillés. Poussières d’éternité. Mon oeil a joué avec les espaces, les discordes du temps. Les bulles, les barbelés, les cigarettes éparpillées, les lumières vives, les squelettes, le sang séché, les visages décomposés, les enfants assassinés, l'immense tristesse doublée d'un immense optimisme. L'utopie dessinée d'un monde meilleur, d'un monde solidaire qualitatif et artistique. Seule la sensibilité existe. Seule, elle s'exprime dans la parole des anges, langue d'éternité léguée aux générations futures. Anticipation d'un monde à venir. En gestation ou auto-détruit, libre au spectateur de choisir. Merci Julien pour cette rencontre. Marelle de hasards.
Et toujours mes Croc-Chroniques....
Chronique # 1
Chronique # 2
Chronique # 3
Chronique # 4
Plus sur mes sévices, by Cécile : c’est par là…
21:00 Publié dans Lucidité | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Women
12/02/2006
Laissez-moi... rire
Le fouet lacère ma peau. Un à un mes muscles se crispent. Un à un, ils se détendent. J’oublie ce que vous êtes. J’oublie mes nuits éveillées sur les parois gelées. Poignets en suspens. Et si c’est moi qui tenais ce fouet. Vous lacérant le dos. Haut de vos épaules. Le creux de vos reins. Vous sentir vibrer. Cracher vos larmes contenues. Cracher vos angoisses. Jouer avec les éléments du chaos. Laissez-moi rire.
Ecoutez la pluie. Ecoutez vibrer les respirations souterraines. Ecoutez les bruits de la vie. Regardez, il fait nuit. Un brin de poésie perdu en plein tempo rock. Pour toute "Meetic" expérience, cliquez là
19:05 Publié dans Lucidité | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Women
01/02/2006
Croc – Chronique
32 janvier. 14h80. Les étoiles défient la neige. Musique. Quelques voix. Un espace plus loin. Sauts dans le vide. La vie suspendue. Balançoire. Extase du vide. Rions ensembles sur ce câble en acier. Agitation des choses. Vertus renversées. Souvenirs philosophiques.
32 janvier. 14h80. C’est une soirée. Lignes blanches déraisonnables. Boisson infernale. 1/3 de vodka. 2/3 de Champagne. Mélange détonnant. Chroniques d’une vie parisienne à l’envers. Endroit de facéties. Musiques électroniques. Avant-garde du vide. Faire des riens avec des néons. Des bulles avec du savon. Jouer à saute-mouton. Détournement publicitaire. L’art en part de marché. Attention cotation en baisse à Wall Street. Mais où est mon indice nikeï ? Rouge. Vert. Les néons se détournent. Quelques bulles plus loin. L’écriture en vice. La photographie en trouble. Donnez-moi la main. Je n’ai pas peur du vide.
Alors pour les curieux… La Grande Cécile revient. She’s come back, avec du soleil même ! Et un site pour tous les curieux, extra-time, reconverti à la beauté du monde. Et en plus, elle a demandé à ses « proches », les yeux en poche… d’écrire et ça donne ça ! A voir absolument… Après que l’on ne me demande plus pourquoi mon répondeur est saturé !
Pour les fondus de la laïcité, le livre va bientôt sortir chez Bréal. Et comme côté promo, je ne suis pas fortiche, et bien filez voir David, c’est lui qui va s’y coller ! Et toc !
Par contre les 120 pages sur le féminisme, bouh... bah... euh... est-ce que l'on peut m'accorder un délais ? Une pause festival de Créteil, plus deux ou trois sommets. Mais non ce sera livré dans les temps. Abus de Vodka garanti !
22:50 Publié dans Lucidité | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Women


