01/05/2007

Au Café...

medium_©SoniaBressler_9060.jpg Au coin du bout de la rue d’en face, les promesses s’écrivent sur du sable. Une lumière de pluie en soleil. L’éternité n’a pas de sens. À nouveau, il faut partir. Faire mon sac. Vous êtes ici au présent. Mais demain ? Où en sommes-nous de nos certitudes adolescentes ? Nous rions de l’odeur du café. Odeur de coquillages. Grain à moudre. De vous à moi. De moi à vous. Silences. Errances modernes d’un pays à l’autre. Votre ombre rouge me hante. Sur la grande place de Beyrouth. J’observe les pas incertains entre les souvenirs de bombes. Danse. Corps balancés, jetés, usés. Où êtes-vous ? Votre ombre silencieuse me poursuit. Parfois j’étouffe. Assourdissement de la lutte. Pourtant ce n’est pas votre main sur la mienne. Non. Pulsation. Une brise me rappelle la mer. Accent d’écume. Votre ombre s’éloigne. Un sourire me ramène à la vie, au présent. Visage voilé au souvenir présent. Effacement progressif de la douleur.

15/01/2007

Nous

Il y avait une brindille dans tes boucles. Un sourire étoilé. Un rire renversé. Une menthe diluée. Le rouge se mariait sur le vert. Nous. C'est quoi ? Une immatérialité. Un instant entre deux rives. Un tempo. Une photographie des hasards. Une cartographies des désartres. Et ce soir ? Palpitation. Un océan déborde. Un salon en accueil. Des fauteuils rouges renversés. La rage au ventre. Nous allons et venons dans l'écume de nos désirs. 

Sonorité.

Vision nocturnes.

Thés diversifiés.

Monde parterre.

Menthe.

Roses ouvertes.

Lumières.

Matin gris.

Mots volés.

Mots sussurés.

Voix...

Chopin en valse. Opus 64,2.

L'oeil écoute

Pluie au Lutétia

14h82. Heure du thé. Heure renversée Heure. Heureuse.

Matin bleu.

Ten minutes to go. 

 

17/12/2006

Pluie

medium_Photo_015.jpgCe matin. Au café. Soleil en berne, place du Cherche Midi. Il y eut les tentatives de gouttes de pluie. Il y eut cette brise légère. Rien n’y fait. Mon cœur ne bat plus. N’exulte plus. Hier encore, vos doigts caressaient les miens. Hier encore, nous jouions de nos incertitudes. Hier encore. Les feuilles se dérobaient sous nos pas. Nous devancions la littérature. Nous déchaînions les pages. Un esclandre de mots. Une ponctuation des hasards. Nous dévergondions la pensée. Jupe terrestre. C’était hier. La pluie ne couvre pas les désastres. Hier. Aujourd’hui. L’écume était trop forte. Votre main a lâché la mienne. Tourbillon d’incertitudes. Aujourd’hui, je signe. Les mots, comme les photos. D’une guerre à l’autre. D’un front à l’autre. Je veux témoigner. Je veux partir. Revenir sans doute. Pluie de balles. Orage d’inhumanité. Il y a bien longtemps que je ne suis plus.